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Mesures d'instruction in futurum

Auron Avocat accompagne les employeurs à chaque étape de la relation de travail, en apportant un conseil juridique rigoureux et une défense efficace en cas de contentieux.
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Anticiper et sécuriser la preuve avant le procès

Les mesures d'instruction in futurum, prévues par l'article 145 du Code de procédure civile, permettent d'obtenir, avant tout procès, la conservation ou l'établissement de preuves dont pourrait dépendre la solution d'un litige.

En droit social, ces mesures revêtent un intérêt stratégique majeur. Elles permettent notamment à l'employeur de sécuriser des éléments de preuve en cas de soupçon de déloyauté, de concurrence déloyale ou de détournement d'informations confidentielles, avant que ces preuves ne disparaissent ou ne soient altérées.

Auron Avocat maîtrise cette procédure complexe dans toutes ses phases : rédaction de la requête ou de l'assignation en référé, défense des intérêts de l'entreprise (en demande comme en défense), exécution des mesures ordonnées et exploitation des éléments recueillis dans le contentieux au fond.

Mesures en demande (au profit de l'entreprise)

  • Constat de commissaire de justice : capture de pages web, relevé de faits matériels, identification d'activités concurrentes
  • Appréhension de documents numériques : extraction de courriels, identification de correspondances déloyales, avec placement sous séquestre et utilisation de mots-clés
  • Expertise informatique : analyse forensique de postes de travail, récupération de fichiers supprimés, traçabilité des connexions et transferts de données
  • Copie de fichiers et documents : sécurisation de fichiers clients, bases de données, documents commerciaux avant leur disparition
  • Enquête : recueil de témoignages pour établir les faits

Défense face aux mesures ordonnées

  • Contestation de l'ordonnance sur requête : demande de rétractation, appel de la décision
  • Contestation de l'ordonnance de référé : appel
  • Encadrement de l'exécution : présence lors des opérations, garantie du contradictoire, protection des données personnelles et du secret des affaires
  • Défense du salarié visé : contestation de la proportionnalité et de la légitimité de la mesure, protection de la vie privée

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April 13, 2026
Inspection du travail : tout ce qu'un employeur (et un salarié) doit savoir avant le contrôle
Un agent se présente à l’accueil, carte professionnelle à la main. Il demande à entrer, à voir des registres, à s’entretenir avec quelques salariés. En quelques minutes, un contrôle de l’inspection du travail s’ouvre, souvent sans préavis, parfois sans motif énoncé. Pour le chef d’entreprise, ce n’est presque jamais une formalité. Pour le salarié, c’est souvent la seule voie concrète pour faire bouger une situation que la hiérarchie ignore. Ce guide n’est pas un cours magistral. Il adopte une approche pratique et pédagogique, à partir d’une question simple : que se passe-t-il, concrètement, lorsqu’un agent franchit la porte de l’entreprise ? Que peut-il consulter, qui peut-il interroger, jusqu’où peut-il aller, et où ses prérogatives s’arrêtent-elles ? Chaque section est illustrée par des exemples inspirés de la pratique, pour les employeurs qui veulent anticiper comme pour les salariés qui s’interrogent sur l’opportunité d’une saisine. En clair : l’inspection du travail dispose de pouvoirs d’investigation très larges, mais ces pouvoirs s’arrêtent au seuil de droits protégés : propriété, vie privée, secret de l’avocat, secret médical, confidentialité des enquêtes internes. L’enjeu, pour l’employeur, n’est pas de se soustraire au contrôle ; c’est d’y coopérer utilement sans renoncer aux garanties qui protègent l’entreprise et ses salariés. Pour le salarié, c’est un levier puissant, à condition de savoir comment le mobiliser.