Hantavirus en entreprise : les enseignements du coronavirus pour les employeurs et les salariés
Le 11 mai 2026, le Journal officiel publie le décret n° 2026-364 du 10 mai 2026. Le texte impose une quarantaine de 42 jours aux passagers du navire MV Hondius et aux personnes contacts présentant un risque sérieux d’infection par l’hantavirus Andes. Pour la première fois depuis le COVID-19, le droit du travail est confronté à un dispositif autoritaire de mise à l’écart sanitaire applicable à des salariés en cours d’exécution de leur contrat.La question n’est pas seulement médicale. Elle est aussi juridique, organisationnelle et contentieuse. Que doit faire l’employeur dont un salarié est placé en quarantaine ? Que doit faire le salarié qui craint l’exposition ? Quelles sanctions, quels recours, quels mécanismes de rémunération ? Les six années qui ont suivi mars 2020 ont apporté des réponses précises à ces questions dans le cadre du coronavirus. Ces réponses sont aujourd’hui transposables, sous certaines réserves, à la gestion de l’hantavirus.Le présent article tire neuf leçons de la séquence COVID, en s’appuyant exclusivement sur la doctrine et la jurisprudence consolidées entre mars 2020 et février 2022. Pour chacune, la transposition au cadre hantavirus est explicitée, en cohérence avec les obligations issues du décret du 10 mai 2026 et des recommandations actualisées de Santé publique France.









